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DAVID RICARDO
Il a codifié les pratiques du commerce international.
THOMAS MALTHUS
Il a mis en garde contre l’explosion démographique.
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1535-1775 : L'Argentine une colonie espagnole.

Les espagnols à la conquête de l'Argentine.
Dans leur soif de minerais précieux, les espagnols qui ont découvert l'Amérique décident de conquérir l'Amérique du Sud. Après avoir combattus les aztèques au Mexiquet les Incas au Pérou et en Bolivie
ils décident de poursuivre leurs conquêtes dans ce qui deviendra l'Argentine, afin de devancer les ambitions Brésiliennes, empêcher les puissances commerciales comme l'Angleterre, la France ou la Hollande de prendre pied dans ces terres australes et contrôler la route commerciale du détroit de Magellan.

arte avec la progression et les batailles contre les indiens.

Economie pendant l'époque espagnole :

Malgré la colonisation de l'Argentine, le port de Buenos Aires est marginalisée. Les espagnols ont interdit au port de commercer vers les autres colonies espagnoles et vers la métropole espagnole. La route commerciale dessinée par les espagnoles est celle du Galion. El camino real qui permet de relier les mines de Potosi à l'Athlantique Sud en passant par Salta, Cordoba et Buenos Aires est interdit. Si Buenos Aires finit par se développer c'est grâce à la contrebande entreprise avec des bateaux anglais, français ou hollandais, ainsi qu' à l'inflexion de la politique espagnole. En effet, pour faire contrepoids aux ambitions portugaises, les autorités espagnoles finisent par autoriser l'entrée de bateau de commerce dans le port de Buenos Aires et accordent des licences à partir de 1600 pour faire du commerce avec le Brésil. Plus tard encore, il sera également donné la possibilité d'importer des esclaves allant aux mines de Potosi.

Photo de contrebande.

L'année 1713 marque un tournant pour Buenos Aires. Lors de la négociation du traité d’Utrecht, le gouvernement espagnol accorde à la British South Sea Company le monopole exclusif de l’importation d’esclaves dans les colonies espagnoles. C’est le privilège de l’asiento. Le traité est valide jusqu’en 1743. Cela développe le port de Buenos Aires et plus généralement connecte l'Argentine au monde. Ces esclaves acheminés en argentine pour aller travailler dans les mines de Potosi devaient être payés aux anglais par des produits locaux. Dans les faits, les anglais ne respectent pas leurs engagements. Ils se font payés en argent et vendent aux commerçants de Buenos Aires des produits manufacturés fabriqués en Angleterre. Ce commerce qui devait rester limité au commerce d'escalve amplifie la contrebande dans le port de Buenos Aires, permet de développer le camino real et contribue à l'essor des villes de Buenos Aires, Cordoba, et Salta. Des bateaux anglais, français et britanniques toujours plus nombreux accostent illégalement dans le port de Buenos Aires.

Carte des flux montrant le commerce que devait faire les anglais et le commerce qui était réellement fait.

Jusqu'en 1776, le commerce est peu développé et les ressources naturelles de l'Argentine sont sous-exploitée. Seuls sont commercialisés les peaux et les cuirs. Le commerce et la contrebande de produits issus des bovins restant limités les troupeaux sauvages ne cessent proliférer. Ces chasses appelées "vaquería" sont parfois organisées par un groupe de cavaliers appelés également gauchos. Ces derniers accompagnés de meutes de chiens pour encercler les troupeaux utilisaient de longue cannes avec bout tranchant appelé "desjarretadero pour leur couper les tendons des pattes. Les animaux alors immobilisés étaient ensuite abattus par les gauchos venus leur prendre la peau, la graisse et la langue. Tout le reste servait d'alimentation aux très nombreux chiens sauvages et autres prédateurs rôdant en plaine. Le père jésuite Pedro Lozano, en 1752 témoigne : "J'ai vu également tuer en quelques jours plus de deux mille veaux et taureaux pour ne prendre que la graisse et le cuir; le reste de la viande était laissé à l'abandon dans les champs..."

Photo de gaucho

1776-1806 : La vice Royauté du rio de la Plata.

Pour mettre fin à la contrebande et développer un peu plus l'Argentine, l'Espagne décide de créer en 1776, la vice-royauté du Río de la Plata. Cette nouvelle entité administrative regroupe l ’Argentine, l'Uruguay, le Paraguay et la Bolivie. Buenos Aires, alors principal port d’Amérique latine, en devient la capitale. Cette vice-royauté s’ajoute à celles de Nouvelle-Espagne (Mexique), du Pérou et de Nouvelle-Grenade. Peu de temps après en 1778 un traité de Libre Commerce est signé entre la vice royauté dur rio de la Plata et l'Espagne. Ce traité met fin au système rigide des flottes affrétées grâce à des autorisations spéciales. Désormais les marchands et armateurs peuvent faire du commerce avec les autres ports d'Amérique Latine et utiliser dix ports espagnols. Les taxes sur la production d’argent sont réduites de moitié. Le commerce légal, ou clandestin, de cuirs et peaux fait croître la demande et valorise les troupeaux; c'est alors que l'on voit apparaître les "estancias" coloniales, grandes propriétés agricoles destinées à l'élevage. L'introduction du mouton mérinos, pourvoyeur de laines pour l'industrie textile européenne, entraîne le déplacement des élevages de bovins vers des régions plus marginales.

1806-1820 : L'indépendance politique de l'Argentine.

Les richesses de l’Alto Peru et la position stratégique du Rio de la Plata ont attiré bien des convoitises de la part de ses rivaux européens. Profitant d’un affaiblissement de la couronne espagnole les anglais tentèrent deux fois de prendre par la force Buenos Aires en 1806 et 1807. Par deux fois, elles ont échoué grâce notamment à l’action du français Jacques de Liniers.
L’invasion britannique et l’occupation française de l’Espagne par Napoléon a révélé au criollo que l’Espagne n’avait pas les moyens de s’occuper correctement ni de défendre ses colonies. Le 25 Mai 1810, voit la signature d’un acte d’allégeance au roi Ferdinand VII destiné à occuper les charges du vice-royaume tant que l’Espagne sera occupée et le roi prisonnier. Une Junte militaire menée par Cornelio Saavedra destitue le vice-roi Cisneros et met fin à la vice-royaume. La « primera junta » jette les bases de l’indépendance. S’en suivent dix années d’instabilité politique, de division et de renversement de gouvernement (Junta grande en 1811, Triunviratos 1811-1814 et directorio 1814-1820) qui ne peuvent se consolider et doivent faire face à la guerre contre les troupes royalistes espagnoles. Dans cette guerre s’illustrent des personnages tels que Manuel Belgrano, Jose de San Martin et Martin Guimes qui menèrent la campagne de libération jusqu’à Lima qui ont vu naître l’indépendance du Chili, de la Bolivie et du Pérou. Le 9 Juillet 1816 l’indépendance de l’argentine est ratifiée par les députés des provinces unies et en 1819 est notifié la constitution centralisatrice qui réveille le sentiment autonomiste des provinces.

Agriculture :

Toujours à cette époque, à partir de 1810 des méthode de salage sont introduites en vue de valoriser le bétail de la Pampa. Cette méthode consistait à immerger pendant près d'un mois des morceaux entiers de viande dans de la saumure, et à les retirer ensuite pour les stocker dans des tonneaux, entre des couches alternées de sel. Ces produits ont servi en premier lieu à l'alimentation des esclaves du Brésil et de Cuba, ainsi qu'aux équipages des navires de l'Armée Royale Espagnole. Les premiers "saladeros" furent installés par des capitaux anglais. Leur développement fut si rapide, qu'en très peu de temps, la valorisation des produits entraîna des problèmes d'approvisionnement dans la ville de Buenos Aires. Les grands propriétaires terriens sont devenus la première source de pouvoir en Argentine. Ces grands propriétaires ont vite constitué une classe économique et sociale qui possèdera dès lors le pouvoir politique.

1821-1878

Le pays se divise en deux camps opposés que sont les Federales partisans de l’autonomie des provinces contre les unitarios favorables à un pouvoir centralisé à Buenos Aires. Les habitants de Buenos Aires, les porteños, souhaitaient l'instauration d'un gouvernement centralisé; à l'opposé, les caudillos préféraient un régime de type fédéral. Cela donne lieu à une longue guerre civile entrecoupée de batailles sanglantes et l’avènement au pouvoir de Juan Manuel de Rosas, un général riche propriétaire terrien. Rosas exercera le pouvoir d’une main de fer jusqu’à sa chute en 1852. Il ne cessera jamais de résister aux puissances étrangères (Angleterre, France, Brésil) et tentera d’établir la stabilité politique.
Entre 1833 et 34, s’est organisé sous son autorité la première conquête du désert. Celle-ci visait à mettre fin aux attaques des indiens de la région de Buenos Aires. L’expédition se termine par un pacte avec les Indiens Pampas, Ranqueles et Araucanas de la confédération de Salinas Grandes dont le cacique calfucura (qui signifie pierre bleue en Araucan) est le chef.
Rosas fut renversé, en 1852, par un groupe révolutionnaire conduit par le général Justo Urquiza, ancien gouverneur de la province d'Entre Ríos, avec l'aide de l'Uruguay et du Brésil. Avec la chute de Rosas, réapparaissent les malones, des razzias auxquelles se livrent les indiens emportant de nombreux troupeaux et des captifs. En 1853, une constitution fédérale (toujours en vigueur) fut adoptée et Urquiza devint le premier président de la République argentine.
La province de Buenos-Aires refuse de souscrire à la nouvelle Constitution et proclame son indépendance, en 1854! Conduits par le général Bartolomé Mitre, les rebelles infligèrent une défaite à l'armée nationale. En mai de l'année suivante, une convention nationale élit Mitre à la présidence et désigna la ville de Buenos Aires comme capitale nationale. C'est ainsi que la province de Buenos-Aires, la plus riche et la plus peuplée de l'union, acquit le contrôle temporaire du reste de la nation.
Le gouvernement décide de mener en 1855 une deuxième expédition militaire sous les ordres de son président colonel Mitré qui fut décimé par les lanciers de Calfucura.

C’est également durant cette période que les capitaux anglais commencent à venir en Argentine. Les banques locales et nationales sont concurrencées par les banques anglaises, soit par fusion, soit par insertion dans un réseau dessiné depuis Londres, après parfois de vives résistances. Ces grands organismes, comme la London and River Plate Bank sont installée avec la bénédiction de la banque d’Angleterre à Buenos Aires en 1862

La consolidation et l’unification progressive de l’argentine et les prétentions du Chili rendait nécessaire de repousser et de délimiter ses frontières. Accède alors au pouvoir un jeune général, Julio Roca qui prend la décision de peupler et d’occuper systématiquement les vastes territoires jusqu’à la cordilière des Andes. C’est l’ultime conquête du désert (1879 à 1885). L'expédition militaire de 600 soldats armés de fusils à répétition Remington génère le massacre des Indiens.

Le succcès de Julio Roca apporte des millions d’hectares à l’Argentine et lui vaut d’être choisi en 1880 comme président de cette jeune république d’Argentine dont la capitale sera Buenos Aires. Ses frontières seront définitivement définies en 1899 après un long et difficile conflit avec le Chili pour les frontières de la Patagonie et de terre de feu.
"Le Frigorifique" arrive alors à Buenos Aires pour effectuer la première expérience argentine d'exportation de viande en chambre froide. C'est le développement des technologies frigorifiques qui ont permis le décollage de l'Argentine en tant que pays exportateur.
Ces frigorifiques, propriété de capitaux anglais, se sont en grande partie installés dans la proche banlieue de Buenos Aires. Les "saladeros" ont coexisté un certain temps avec cette nouvelle industrie mais ont fini par disparaître rapidement : "Ainsi, en 1887, les viandes salées représentaient 48 % du volume total des exportations, alors que celui des viandes congelées n'atteignait encore que 19 %. En 1900, ces dernières dépassaient pour la première fois les embarquements de viandes en provenance des "saladeros". En 1908, la différence était énorme : 174.563 tonnes de viande congelée contre seulement 6.650 tonnes de viande salée."
La demande européenne de viande de meilleure qualité entraîna une amélioration de l'élevage avec une sélection génétiques des reproducteur et une importation de races européennes. La viande exportée jusqu'alors provenait d'animaux rustiques de la race locale ("criolla"), descendante des animaux introduits par les Espagnols, bien adaptés au pays mais de faible rendement qualitatif et quantitatif.
En même temps que les européens ont besoins des marchandises européennes, ces derniers en particuliers anglais investissent en Argentine. Entre 1890 et 1914 le réseau ferré argentin est à son apogée avec environ 1000km de voies ferrées construites. Les capitaux sont principalement anglais, français et argentins. La première société à avoir été créé est le Chemin de fer de l’Ouest, qui couvrait le trajet entre Plaza Lavalle et Floresta, dans la ville de Buenos Aires. Le croquis initial du réseau de transport ferré argentin avait une disposition d’éventail, avec des têtes dans la capital, à Buenos Aires (Chemin de fer du Sud) et à Rosario (Chemin de fer Central). La branche Buenos Aires au Pacifique (BAP) et celui de l’Ouest arrivaient au pied des Andes. Si le réseau est en éventail avec pour point de départ Buenos et Rosario, c’est que le principal objectif du reseau ferré tel qu’il a été pensé au 19 ème siècle est d’acheminer vers Buenos Aires le bétail qui sera abattu et transformé à Buenos Aire pour être envoyé en Europe. L’argentine exportera également vers l’Europe des céréales et sera longtemps considéré comme le grenier à blé de l’Angleterre.

1930-1976 Les coups d’Etat et le Péronisme.
La situation politique devient stable jusqu’au coup d’Etat militaire de 1930 qui verra un autre se succéder en 1943. Les années 1930, la dite « Décennie infame » en raison de la corruption des gouvernements militaires qui prennent le pouvoir par un putsch en 1930, par la baisse mondiale des prix agricoles causée par la grande dépression. Les régimes autoritaires créèrent alors les Juntas Reguladoras de Granos y de Carnes visant à compenser les pertes des exploitations agricoles. En 1935, après le pacte Roca-Runciman de 1933, qui transforme, selon les mots du député Lisandro de la Torre, l'Argentine « en partie intégrante de l'Empire britannique », la majorité du capital de l'industrie est entre les mains de firmes américaines et britanniques, tandis que le pays de la pampa devient le principal fournisseur de viande duRoyaume-Uni, au prix d'une domination néo-coloniale sur le pays et de la suprématie des intérêts de l'oligarchie de grands propriétaires terriens au détriment de l'industrialisation équilibrée du pays. Puis par crainte d’une guerre imminente contre l’Allemagne, le colonel Peron prit en février 1944 la tête d’une junte militaire pour renverser le président Ramirez. Etant devenu une figure symbolique, Peron fit campagne auprès de la classe ouvrière la plus défavorisée, les descamisados (sans chemises). Il promit le partage des terres, des salaires plus élevés ainsi que l’introduction d’une sécurité sociale. Juan Domingo Peron fut élu ainsi président en 1946. Assisté de sa femme Eva Duarte (1912-1952), il devint un leader populaire incontesté jusqu’à sa déchéance en 1955. Un personnage controversé, fervent défenseur de la « veuve et de l’orphelin » dont aujourd’hui encore les partis politiques se veulent les héritiers. Après une nouvelle série de coups d’Etat militaire, il est permit à Peron de revenir au pouvoir mais il meurt en 1974.
Un des pays les plus richess après la guerre.

1976-1982 : La dictature militaire.
Le pouvoir revient à sa seconde femme Isabel. Sans aucune expérience du pouvoir cela laisse champs libre aux révolutionnaires marxistes appelés les montoneros, de commencer une violente guerilla qui sera la justification du coup d’Etat de 1976 du General Videla, une période de répression et le « début de la guerre sale », la chasse aux subversifs et les disparitions.
Les excès de pouvoir en place ont rendu sa position fragile et l’apparition d’une nouvelle crise économique. Pour redorer son blason, la dictature militaire du Général Galtieri entreprend de reprendre les îles malouines substituées par la force par les anglais en 1833. Surpris par la détermination de Margaret Thatcher qui envoya derechef ses meilleures troupes, l’armée argentine est vaincue après trois mois d’intenses combats. Le General Galtieri se résigne et se retire du pouvoir. Des élections sont organisées qui voient Raul Alfonsin accéder au pouvoir.
Les Malouines :
Si la question de la souveraineté est depuis trente ans avancée par les deux bords pour faire valoir leur légitimité sur les Malouines, ce sont en réalité des préoccupations économiques qui aiguisent l'appétit des deux pays. L'archipel, d'abord disputé pour ses larges ressources halieutiques – les licences de pêche ont contribué à la moitié de ses revenus, soit 200 millions de dollars en 2011 –, fait maintenant l'objet de toutes les convoitises en raison de la richesse de son sous-sol. "Pour la Grande-Bretagne, défendre ce territoire situé à 12 800 kilomètres de sa capitale n'est pas sans logique, note le Sydney Morning Herald. Ces îles constituent une porte d'entrée à l'Antarctique, où Londres conduit des recherches scientifiques, et, surtout, du pétrole a été découvert par cinq compagnies britanniques, qui parlent de gisements d'au moins 450 millions de barils." "Derrière le paravent de la question de la souveraineté, les négociations entre le Royaume-Uni et l'Argentine devraient s'orienter autour de la rente pétrolière qui pourrait provenir de la zone", confirme El Mundo. Et le quotidien espagnol de préciser : avec 13 700 barils de pétrole qui pourraient être extraits au minimum par jour à partir de 2016, le revenu des îles augmenterait de plusieurs centaines de millions de dollars, permettant de rembourser les dépenses militaires britanniques (320 millions de dollars chaque année) et pouvant faire envisager à Londres un changement de statut, peut-être celui d'un Etat libre associé, à l'image de Porto Rico

1983-2001 = Plan de relance et catastrophe.
La présidence et l’euphorie de Raul Alfonsin reste de courte durée puisque la situation économique déjà dévastée se déteriore, l’inflation est galopante. Depuis 50 ans cela n’est pas arrivé, Carlos Menem lui succèdera par le biais des urnes en 1989. L'investiture de Carlos Menem au poste de président (1989-1999) inaugura avec l'aide du ministre de l'économie Cavallo une époque durant laquelle l'apparence de stabilité économique ne fut maintenue que par une politique de libéralisation radicale du marché, de libre échange et d'arrimage du cours du peso à celui du dollar. Cette décennie période d'ascension sociale pour les classes moyennes mais de corruption intense au niveau gouvernemental, vit Menem vendre des entreprises d'Etat de première importance, telles que YPF (compagnie pétrolière nationale), la société nationale de téléphonie, la poste et Aerolineas argentinas. Modifiant la constitution, il s'accorda le droit d'être candidat à un second mandat et fut élu. Il retenta l'expérience en 1999, sans succès. Les accusations de corruption se multiplièrent. Ajoutant au scandale, Menem se maria avec une ancienne Miss Univers Chili, où il resta en exil volontaire jusqu'en 2005, date de son retour en Argentine après que deux mandats d'arrêt lancés contre lui furent abandonnés.
Nombreux sont ceux qui rendent Menem responsable de la crise économique qui débuta dans les premières années de son mandat et plongea le pays dans une situation désastreuse et d'une dette extérieure de 114 milliards de dollars. L'indexation du peso sur le dollar empêchait l'Argentine d'être compétitive sur le marché international et les exportations étaient en chute libre. La baisse des cours des produits agricoles sur les marchés internationaux touchait également fortement l'Argentine.
En 2001, l'économie était sur le point de s'effondrer . L'administration, dirigée par le ministre des Finances Domingo Cavallo, prit des mesures pour empêcher le déficit de se creuser et mettre un terme aux dépenses publiques, notamment les retraites et les salaires des fonctionnaires. Voyant que le gouvernement multipliait les tentatives pour échanger ses créances et envisageait une dévaluation du peso, la classe moyenne commença à vider ses comptes de banque. De la Rua imposa alors une limite de retrait de 25 US$ par semaine. C'était le début de la fin.
Mi-décembre, le chômage atteignit 18,3% et les syndicats entamèrent une grève nationale. La crise culmina le 20 Décembre, lorsque les Argentins de classe moyenne descendirent dans la rue en un gigantesque concert de casseroles -les cacerolazos- pour protester contre la politique du Président. Entraînant de véritables émeutes, qui firent plus de 25 morts, le mouvement se répandit dans tout le pays, poussant de la Rua à la démission.
Privatisation de YPF :
YPF (Yacimientos Petrolíferos Fiscales) a été créé en 1922 pendant la présidence de Hipolito Yrogoyen. C'est aujourd'hui la plus grande entreprise d'Argentine. Elle emploie directement et indirectement 46.000 personnes. C'est la première société pétrolière à maîtriser toutes les étapes, de l'exploration, la production et la distribution du pétrole. L'entreprise possède trois grandes rafineries en Argentine : à la Plata (province de Buenos Aires), lujan del Cuyo (province de Mendoza), et Plaza Huincul (province de Neuquen). YPF possède également une participation de 50% de Refinor, dans la région de Salta. En ce qui concerne l'industrie pétrochimique, elle possède les complexes industriels de Ensenada (région de Buenos Aires), et plaza Huincul à Neuquen, avec une participation de 50% dans la société d'engrais nitrogénée : Profertil.
Comme la majorité des entreprises publique, elle fut progressivement privatisée par le gouvernement de Carlos Saul Menem. En 1999, la société fut entièrement rachetée par la société espagnole Repsol.
Le 16 Avril 2012, la présidente Cristina Fernandez de Kirchner présenta un projet de loi permettant à l'Etat de privatiser la société YPF, en accord avec l'article de loi d'hydrocarbure 17319/67, dans laquelle le concessionnaire pétrolier s'oblige à générer les investissements nécessaires pour assurer la production maximale de pétrole. Depuis 15 ans, la production de YPF ne cède de baisser. Les causes de cette baisse : la maturité des sites d'exploitation du pétrole, les grèves et la politique de prix imposés aux entreprises qui décourage l'investissement des Majors. La présidente Kirchner accuse YPF de ne pas avoir investi suffisament pour exploiter les ressources naturelles de pétrole argentin. En 2011, pour la première fois depuis la privatisation de l'entreprise dans les années 1990, l'Argentine dut importer plus de gaz et de pétrole qu'elle n'en produit. YPF assure 34% de la production de pétrole. Les 66% restant appartiennent à Pan American, Petrobras, Sinopec, Pluspetrol entre autre. Les investissements annuels de YPF furent supérieurs aux autres opérateurs. En 2010, alors qu'YPF investissait plus de 2,1 milliards de dollars, le deuxième opérateur investissait seulement 870 millions de dollars. En 2011, les investissements augmentèrent de 50% pour atteindre 3 milliard de dollars.
Depuis le rachat d'YPF par Repsol, Respol a investi plus de 20 milliards de dollars, doublant le nombre de salarié, jusqu'à atteindre 16.000 salariés.

2002 à nos jours.
Avec la démission de De la Rua, Eduardo Duhalde assume la présidence et annonce la dévaluation du peso Argentin et la fin du plan de convertibilité qui avait mené à la ruine de l’Etat et de la population. En 2003, de nouvelles élections présidentielles qui opposèrent au second tour Carlos Menem (ex-président) et le gouverneur de la province de Santa Cruz (Sud de la Patagonie) Nestor Kirchner. L’image négative de Carlos Menem l’empêcha des se présenter au second tour et laisser le suffrage à son concurrent dont le leitmotiv de son discours était Quiero un pais serio y justo (je veux un pays juste et sérieux). A la fin de son mandat et selon la constitution qui ne permet pas la réelection, la sénatrice Cristina Kirchner succède à son mari lors des élection de 2007.
Un pays de nouveau compétitifs et en développement :
Grâce à la dévaluation du peso l’économie argentine a retrouvé du dynamisme et séduit grand nombre d’investisseurs étrangers, le rythme de croissance des exportation est important.
Des secteurs économiques se sont fortement développés à l’image de l’industrie :
- touristique, Le tourisme : Iguazu, le calafate, la terre de feu, Buenos Aires, la Patagonie.
Mendoza : Alpinisme, dégustation de vin, promenades sur les avenues de l'une des plus belles capitales provinciales d'Argentine... Bienvenue sur la Tierra de Sol y Buen Vino, terre du soleil et du bon vin. Outre qu'elle génère 70% de la production nationale vinicole nationale, c'est l'une des régions les plus propices aux loisirs de plein air. Avec ses sommets parmi les plus hauts du continent américain, ses plans d'eau sinueux et ses domaines skiables à la poudreuse exceptionnelle...
La terre de feu : Depuis les voyages de Magellan, au XVIème siècle, les explorations de Fitz Roy et de Darwin au XIXème siècle, et de nos jours encore, cette "terre de l'extrême" n'a cessé de fasciner les voyageurs intrépides. De plaines désolées du nord aux glaciers descendant presque jusqu'à l'océan, en passant par les forêts vierges de Lenga, l'archipel semble être un appel constant à explorer ses mystères. C'est aux feux allumés sur la côte par les Indiens Yahgan que l'on doit le nom aujourd'hui célèbre de la région.L'archipelle se compose d'une grande île, isla Grande de Tierra del Fuego, et de nombreuses autres plus petites, inhabitées pour la plupart.
Patagonie : Explorant le sud de la Patagonie en 1878, l'écrivain britannique Florence Dixie s'extasiait : "Il est des contrées sauvages davantage gâtées par la Nature, mais aucun lieu n'offre une telle solitude. En aucun autre endroit on ne trouve une étendue de 15.000 mètres carrés à parcourir au galop, à l'abri des fièvres, des amis, des télégrammes et de tous les autres fléaux qui vous guette partout ailleurs."
Reliefs déchiquétés, fracas de glaciers... Les images qu'évoquent la Patagonie oublient la principale caractériqtique de la région : ses interminables étendues désertiques. La RN 40, parallèle aux Andes, ouvre les voies d'une aventure authentique vers les coins les plus inaccessibles du pays, les sommets du massif de Fitz Roy et quelques joyaux archéologiques. Le long de la côte est, les RN3 permet de découvrir des villages gallois, la réserve naturelle de la Peninsula Valdes et des forêts pétrifiées. Quelques routes désertes relient les deux nationales, dessinant une carte sur laquelle s'insèrent les estancias et les villages isolés qui donnent à la Patagonie son caractère.
La Pampa et la côte atlantique : L'imagerie classique de l'Argentine trouve son origine dans cette région dont la petite taille n'empêche pas la dievrsité géographique. Pour beaucoup, l'Argentine se résume à la Pampa sitôt quitté Buenos Aires. Si c'est loin d'être vrai, ces plaines herbeuses ont bel et bien joué un rôle majeur dans l'histoire et la culture du pays. Terre des gauchos, incarnation du cow-boy romantique dont la légende survit dans l'inconscient argentin, la Pampa est le pays du bétail. Les ruminants paissent et engraissent sur ces immensités avant leur dernier voyage vers la parilla (grill). La côte est pour sa part le lieu où le portenos (habitants de Buenos Aires) viennent se détendre en été, désertant les grandes agglomérations pour des villes de villégiatures comme Mar del Plata, Necochea et Pinamar, qui se réveillent alors à la vie. Incontestable atouts de la région, la viande grillée et les plages ne suffisent cependant pas à la résumer. A l'Ouest, les reliefs sont couverts de forêt de Calden, de déserts abritant des lacs salés et de vastes prairies. Les montagnes de Tandil ou le tranquille hameau de Sierra de la Ventana - qui ne perd sa quiétude qu'au coeur de la haute saison -permettent de se rafraîchir. Le parque Nacional Lihué Calel, difficile d'accès, doit à cette caractéristique une grande part de son charme : on peut s'y croire seul au monde. Il révèle au passage l'incroyable biodiversité qui peut exister dans un environnement quasi désertique.
La région des Lacs : La région des lacs est l'une des destinations argentines les plus appréciées. Chaque année, des miliers de touristes viennent y skier, y pêcher, y pratiquer la randonnée et l'escalade ou profiter du spectaculaire paysage de montagne et des centaines de lacs qui ont donné son nom à la région. Pour éviter les foules et profiter pleinement des parcs nationaux, mieux vaut visiter cette région le sac au dos, équipé d'une tente et d'un réchaud. La région est également connue pour ses impressionantes formations rocheuses et les lacs frontaliers du Chili, qui partage les pics andins et les forêts de Valdivia avec son voisin argentin. Neuquen, noeuds de transports le plus au nord de la région, abrite certains des sites paléontologiques les plus importants du monde. Bariloche, sur la rive sud-est du Lago Hahuel Huapi, est le noyau urbain de la région.
- viticole. Les vins argentins meilleurs d'années en années. La fabrication de vin en Argentine remonte à plus de 500 ans, époque où les colons espagnols plantèrent des vignes dans plusieurs régions de l'intérieur. Les jésuites plantèrent leurs propres vignobles dans le nord et développèrent un cépage criolla. Mais c'est au XIXème siècle, avec l'immigration massive de Français, d'italiens et d'Espagnols, que l'oenologie prit son véritable essor. Les immigrants avaient apporté les meilleurs cépages de leurs pays d'origine afin de les cultiver dans l'Ouest du pays, où les pluies andines favorisaient la viticulture industrielle. En 1884, l'ouverture de la ligne de chemin de fer de Buenos Aires à Mendoza permit de transporter le vin jusqu'à l'opulence capitale et de le faire entrer en compétition avec le vin d'importation que les notables conservaient dans leurs caves.
Pour autant, et malgré les nombreux hôtels particuliers de Buenos Aires qui témoignent de la présence française, les vins argentins n'ont jamais rivalisé avec les vins européens. Jusqu'à il y a une quinzaine d'années, le vino argentino était surtout connu pour n'avoir jamais quitté le pays. Ce qui était aussi bien -selon les oenologues et les négociants - car la majorité de la production était de qualité trop médiocre pour être exportée. Aussi, les Argentins étaient-ils encouragés à boire leur propre vin jusqu'à la dernière goutte.
Il ne se sont pas fait prier ... Bien que l'Argentine ait été le 5° producteur de vin mondial pendant un certain temps, le marché national absorbait traditionnellement la majeure partie de la production. Dans les années 1960, la consommation annuelle s'élevait à 25 litres per capita contre environ 10 litres aujourd'hui. Cela dit, tout asado (barbecue) qui se respecte se doit d'être accompagné d'une bouteille de vino fino (vin de cépage) ou bien, lorsqu'il est plus ordinaire, d'un vino comun (vin de table), servi avec de l'eau gazeuse afin d'adoucir l'âpreté. Récemment, la bière gagnant en popularité, les grands vignobles ont dû mettre en place des startégies de marketing visant l'atranger, et il leur a fallu améliorer leurs techniques de fabrication pour obtenir un meilleure produit. Globalement, la réponse du marché international a été assez favorable. Aujourd'hui, les vins argentins sont présents un peu partout dans le monde.
- automobile : de nombreuses usines automobiles se sont installées dancement. ns la Banlieue de Buenos Aire. C'est le cas en particulier de PSA.
- ou agricole.
L'investissement des Chinois en Argentine :
Un des grands projets des Kirchner (mari et femme) est de faire venir des investisseurs étrangers en Argentine. La Chine a longtemps fait croire qu'elle viendrait et qu'elle investirait dans le système ferroviaire argentin. En 2011, le gouvernement chinois a promis d'investir par l'intremédiaire de China Machinary and Equipment Corporation (CMEC) dans chemin de fer Belgrano pour un montant de 2,5 milliards de dollars et dans le projet de métro à Cordoba. Ces promesses sont restées lettre morte; au grand désespoir des Argentins.
Aujourd'hui en Argentine, de nombreux chinois se sont installés à Buenos Aires, ils gèrent de petites boutiques. Ces petites boutiques ont fait disparaître les petits commercçants argentins. Le quartier chinois de Buenos Aires : "Barrio chino" est situé dans le quartier de Belgrano. Les Chinois ont longtemps bénéficié d'avantages fiscaux leur permettant de ne pas payer d'impôts. Cela les a poussé à venir en Argentine et a créé une concurrence déloyale aux argentins qui possédaient de petites boutiques.
Aujourd'hui les chinois investissent beaucoup en Argentine mais surtout dans le secteur de l'énergie avec l'achat de la compagnie Occidental par Sinotec et l'achat par Bridas corporation de Exxon Mobil Argentina. China National Offshore Oil Corporation a acheté 50% de la société Bridas.
Augmentation des taxes à l'exportation :
Comme pour conjurer le sort, le gouvernement a voulu entreprendre des mesures de rétention et d’augmentation des taxes à l’exportation, notamment dans le secteur agricole. Cela a valu un bras de fer de 4 mois entre mars et juillet 2008 dans un pays une nouvelle fois divisé. Un pays paralysé par les coupures de routé des agriculteurs et des éleveurs en colère. La décision de la présidente a été désapprouvée lors du vote de l’assemblée, son image politique ternie et un certain nombre de projets de développements et d’investissements reportés par l’augmentation de la dette extérieure.
Restriction de l'achats de dollars :
Le billet vert est un refuge contre l’inflation et contre les changements des règles économiques. Or, l’instabilité est devenue une seconde nature à laquelle les Argentins ont dû s’accommoder depuis cinquante ans. A Buenos Aires, tout un chacun connaît le cours du dollar, parce que c’est une information fondamentale. Le député péroniste Facundo Moyano (fils du dirigeant de la CGT, Hugo Moyano) a admis que même son syndicat misait sur le billet vert : "C’est logique, nous épargnons en dollars, pour ne pas perdre d’argent." L’Argentine a connu une explosion du dollar "parallèle" à cause des restrictions croissantes adoptées par le gouvernement depuis octobre 2011. A partir de ce mois de juin, même ceux qui veulent voyager à l’étranger devront passer sous les fourches caudines de la bureaucratie. Le gouvernement a également restreint les importations et les transferts de fonds à l’étranger. Comme si la fuite de capitaux pouvait entamer les réserves de la Banque centrale, destinées à régler les paiements venant à échéance, alors que l’Argentine n’a pas accès aux crédits internationaux, à la suite du défaut de la dette en 2002.Selon l’agence Reuters, les banques argentines ont enregistré un retrait de 1,3 milliard de dollars pendant la seconde quinzaine de mai, soit 10 % de leurs dépôts en devises. Les autorités ont d’abord fait appel à la police pour chasser les changeurs des rues et intimider les agences.
La crainte d'un nouveau "corralito"
Le contrôle des ventes de devises est d’ailleurs assimilé à un "corralito vert". Jamais à court d’imagination, l’argot des Porteños a déjà plusieurs noms pour désigner le dollar "parallèle" : blue, oscuro (obscur), dos (deux), lechuga (laitue).
Une population divisée :
La classe moyenne est descendue dans la rue pour magnifester contre l'insécurité et les règles toujours plus strictes pour la détention de dollars, le refus de la dislocation des groupes de presses hostiles au gouvernement.
Le pays est aujourd'hui divisé entre la classe moyenne et les pauvres. Le gouvernement se détourne de la classe moyenne pour privilégier les pauvres. Ils accordent des allocations aux pauvres et favorisent l'immigartion de pays tels que la Paraguay, la Bolivie et le Pérou. Les immigrés votent principalement pour Christina Kirchner. Celle-ci qui a bien conscience de sa popularité dans les classes immigrantes a décidé d'abaisser le droit de vote à 16 ans. Le but de l'abaissement de l'âge légale pour voter est de faire voter les jeunes immigrés et ainsi d'asseoir un peu plus son pouvoir sur le monde politique argentin.
Dans le secteur des fruits et des Légumes ce sont les Boliviens qui se sont imposés.
Piqueteros.
Des dizaines de milliers d'Argentins sont descendus dans les rues, jeudi 8 novembre au soir. Défilant en tapant sur des casseroles, ils ont voulu protester contre la corruption et montrer leur opposition à une possible réélection de Cristina Kirchner à la tête du pays. Certains parlementaires du parti péroniste au pouvoir entendent en effet réformer la Constitution afin de permettre à l'actuelle présidente de se présenter une troisième fois. Une initiative rejetée à plus de 80% par la population. "S'il n'y a pas d'alternance, s'il n'y a pas de république, s'il n'y a pas de justice, nous pouvons terminer comme sous Khadafi, où on confondait Etat et parti", affirme une manifestante.
Les "cacerolazos" (concerts de casseroles) ont fait leur grand retour, jeudi 13 septembre 2012 au soir, dans toute l'Argentine. Casseroles (cacerola en espagnol), poêles, marmites ou gamelles, tous les récipients métalliques sont les bienvenus lors de ces manifestations populaires où les participants n'ont qu'un seul but : faire le plus de bruit possible pour exprimer leur colère. Jeudi soir, ils étaient entre 60 000 et 200 000 personnes à protester ainsi dans un tintamarre retentissant contre le gouvernement de "CFK", Cristina Fernandez Kirchner.
Ces manifestations assourdissantes n'avaient sans doute pas été aussi importantes depuis 2008, lors de la crise gouvernementale qui avait entaché le début du mandat de la présidente de centre gauche, un an après son élection, comme le rapporte le quotidien La Nacion. Elles rappellent surtout, de manière tapageuse, la crise économique de 2001 qu'avait dû traverser le pays. A l'époque, la multiplication des "cacerolazos" avait abouti, entre autres, à la démission du président de la république, Fernando de la Rua.
"Non à l'inflation !", "Pour la liberté et la défense de la Constitution nationale", "Pour la sécurité", relate le quotidien Clarin


Intervention de Kirchner à Harvard, persona non grata.
Jeudi 31 mai et vendredi 1er juin, il y a eu des concerts de casseroles à Buenos Aires, en guise de protestation. Les manifestants se sont fait entendre dans les beaux quartiers, comme Recoleta, Nuñez, Belgrano et Palermo, mais aussi à Caballito.
Protectionnisme :
Le gouvernement argentin est protectionniste. Celui-ci limite ses importations. Pour importer, il faut des licenses et le ministère en charge de l'émission de license fait tout pour retarder l'émission de ces licenses. L'objectif de ces mesures est de favoriser l'économie du pays. Cependant, ce qui était de nature à favoriser le pays le déssert parfois. C'est ce que Fiat a fait savoir au gouvernement argentin. Pour fabriquer des voitures, il faut faire venir de chaque coin de la planêtes des pièces de la voiture qui sera assemblée. Or les pièces qui doivent être importées le sont au compte goutte ce qui provoque une pénurie de pièce pour l'usine, réduit sa rentabilité et peut l'amener à quitter le pays.
Le gouvernement Argentin oblige les multinationales qui investisse en Argentine à réinvestir en Argntine, il est très compliqué de faire sortir de l'argent d'argentine. Cela a poussé des entreprises comme PSA par exemple à investir dans des Bodegas de vin à Mendoza.
De nombreuses multinationales ont quitté récemment l'Argentine. En Argentine, une législation particulièrement protectionniste fait fuir les marques de luxe. Un mauvais signe pour les investisseurs étrangers quelques mois après la nationalisation d'une filiale du pétrolier Repsol. A Buenos Aires, la prestigieuse avenue Alvear dans le quartier chic de la Recoleta voit les enseignes de luxe fermer les unes après les autres. Dernière en date: Ralph Lauren. La marque américaine au joueur de polo avait conquis le pays en 1999 et avait même résisté à la crise de 2001. Mais, la compagnie a "évalué la situation en Argentine et décidé de fermer temporairement trois magasins", tout en promettant de continuer à faire des affaires dans le pays, comme l'indiquait le journal local Diarios y Noticias début août. Avant Ralph Lauren, Yves Saint Laurent fin décembre, Escada en avril, mais aussi les marques Armani et Calvin Klein ont elles aussi mis la clé sous la porte de leurs boutiques. Cartier s'apprêterait à faire de même le 31 octobre, selon plusieurs médias argentins.
Les importations soumises à autorisation A l'origine de cette fuite : une législation protectionniste mise en place par la présidente Cristina Kirchner. Désormais, toute importation est soumise à une autorisation des autorités. Les importateurs sont en outre obligés d'exporter autant qu'ils importent. L'objectif? Préserver l'excédent commercial du pays et freiner la fuite des capitaux à l'étranger. Cette règlementation ainsi qu'un taux d'inflation particulièrement élevé (la hausse des prix est estimée entre 20% et 25% par an par des économistes), rendent les investissements peu attractifs pour les entreprises étrangères, notamment dans le secteur du luxe. 
Un contrecoup de la nationalisation de Repsol : Des coups durs pour les investissements étrangers quelques mois après l'expropriation d'une filiale de l'espagnol Repsol. Après la nationalisation de la compagnie pétrolière YPF, l'entreprise a dénoncé des contrats avec les producteurs locaux d'huile de soja qui entre dans la composition du carburant exporté en Europe. En outre, l'Argentine impose une taxe à l'importation qui a pour effet de rendre le prix du produit fini moins élevé que celui de la matière première (l'huile de soja).  En conséquence, les producteurs de biocarburants européens devraient porter plainte contre l'Argentine auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Des solutions pour contourner le protectionnisme : Pour les investisseurs qui voudraient tout de même contourner le protectionnisme argentin, des solutions existent. La marque italienne Ermenegildo Zegna a par exemple pu rouvrir son magasin après avoir conclu un accord avec un producteur de laine de Patagonie pour exporter en Suisse et en Italie. Dans le secteur automobile, Porsche s'est engagé à acheter du vin et de l'huile d'olive argentins pour faire entrer une centaine de véhicules sur le territoire. Quant au fabricant canadien BlackBerry, il a prévu d'ouvrir d'une unité de production en Terre de Feu pour continuer à vendre ses portables.
Des infrastructures vétustes :
Les coupures de courants sont courantes en Argentine. Surtout pendant l'été ou la consommation d'électricité est très importante et tend à saturer les réseaux. Pendant un match de football entre l'équipe nationale argentine et le Brésil, le match a été interrompu faute de courant.
Des relations internationales difficiles :
Le pays est aujourd'hui confronté au retour des fonds vautours qui souhaite être remboursé des prêts qu'ils avaient octroyé à l'Etat Argentin. Un bateau a été confisqué par le Ganna pour remboursiers certains créanciers de l'argentine.
Intervention ratée de Chritina Kirchner persona non grata à Harvard.
Indépendance énergétique remise en cause :
L'Etat Argentin doit faire face à une baisse du prix des matières agricoles, en particulier le soja ce qui réduit les recettes fiscales de l'Etat et provoque un retour de la crise de la dette.
Un politique de nationalisation très décriée de Repsol qui avait été privatisée du fait de la généralisation de la corruption. Le retour de l'Etat dans le domaine du pétrole risque de provoquer les mêmes conséquences.
L'Argentine, troisième exportateur mondial de soja, va importer temporairement des graines de cet oléagineux du Paraguay et de Bolivie afin d'utiliser pleinement sa capacité de production de biodiesel destiné à l'exportation, a annoncé vendredi 10 août le vice-ministre de l'économie.
"Pour utiliser pleinement notre capacité de production [de biodiesel] aujourd'hui sous-utilisée, nous importerons temporairement des graines de soja du Paraguay afin de les traiter dans nos usines et exporter" du biodiesel, a déclaré le vice-ministre, Axel Kicillof, lors d'une conférence de presse.
"La capacité de production de biodiesel est sous-utilisée à hauteur de 24 %, c'est notre principal problème", a-t-il souligné, expliquant qu'"entre 2007 et 2011 la capacité productive avait explosé, la production de biodiesel augmentant de 1 100 %". Les graines de soja seront importées "surtout du Paraguay et de la Bolivie", a-t-il ensuite précisé.
Le pays sud-américain est le premier exportateur mondial de farine et d'huile de soja et le troisième pour les graines de cet oléagineux. L'Argentine est également un grand exportateur de biodiesel. Le gouvernement espagnol avait par ailleurs annoncé en avril qu'il limiterait l'importation de biodiesel argentin, en signe de protestation après la nationalisation partielle d'YPF, filiale argentine du géant pétrolier espagnol Repsol.
Buenos Aires semble également vouloir chercher l'aide de nouveaux investisseurs pétroliers pour doper la production nationale. En attendant l'adoption du projet de loi d'expropriation par le Congrès, le ministre de la Planification, Julio de Vido, responsable provisoire d'YPF, rencontre les cadres dirigeants de Conoco Phillips, Chevron et Exxon. Il s'est entretenu avec le vice-président de Total Amérique, deuxième producteur de gaz en Argentine. À la sortie de la rencontre, il avait annoncé un accord sur une hausse de la production portant sur 2 millions de mètres cubes dans les gisements de Neuquen (Sud-Ouest). Preuve que le gouvernement ne veut pas se fâcher avec tout le monde.
Pour la première fois depuis des années, la balance énergétique argentine est déficitaire de 2,27 milliards d'euros, ce qui plombe les comptes de la nation. En Argentine, plus qu'ailleurs, le déficit extérieur est problématique, car il doit être financé sans recours aux capitaux étrangers, les marchés de la dette étant fermés au pays depuis sa faillite en 2001. Accusant les Espagnols d'être responsable de ce déficit, pour ne pas avoir assez investi dans la production pétrolière, le gouvernement argentin n'a pas hésité à demander à Repsol d'utiliser ses profits pour financer les importations énergétiques au lieu de rapatrier les dividendes en Europe. Déjà contraint par le gouvernement de vendre son pétrole à moitié prix sur le marché argentin - 42 dollars le baril -, Repsol aurait opposé une fin de non-recevoir à cette requête officielle. «Respol YPF qui détenait 60 % des gisements du pays a rejeté les conditions du gouvernement, et ce dernier a rompu les ponts», assure l'avocat d'un pétrolier américain implanté dans le pays.